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Les blogs sont morts, vive les blogs!

Quand j’ai annoncé à mon entourage que j’envisageais de nouveau d’ouvrir un blog, je me suis entendue dire « mais pour quoi faire, les blogs c’est périmé ! » C’est sûr qu’en ce moment côté tendance on entend plutôt parler de micro-blogging, et notamment de Twitter (ah non, pardon, on me dit dans l’oreillette que la mode du jour serait plutôt Squirrel).

Mais quelle autre plate-forme qu’un blog permet de publier des billets longs, des articles, des études, des critiques ne serait-ce qu’un peu argumentées (n’allez pas pour autant imaginer que vous trouverez ici de longues analyses universitaires, j’ai dit que je me reposais) ?

Alors quoi ? Il faudrait sacrifier le contenu au profit d’une forme plus moderne donc plus branchée sexy ? Non madame, je ne suis pas d’accord.

Il me semble au contraire que tous ces formats sont complémentaires, parce qu’ils répondent à des problématiques différentes. Quel type de contenu pour mon blog, quel type de contenu pour mes tweets, quel type de photo dans une galerie, quel type de photo sur un service de micro-blogging, pourquoi blogger, pourquoi m’inscrire sur des réseaux sociaux (spéciale dédicace à DK) ?

Ah oui ? J’ai dit dans le billet précédent que je n’allais pas « penser ligne éditoriale » en écrivant ici ? Non, non, je vous assure… Ceci dit, sans doute que les utilisateurs ne se lasseraient pas si vite de ces services s’ils s’interrogeaient réellement sur leurs possibles usages. Ainsi il me paraît indispensable de réfléchir, au minimum, à un besoin potentiel. Pourquoi envisager de raconter sa vie sur Twitter (par exemple) si l’on est quelqu’un de réservé ? Pourquoi se sentir obligé d’utiliser Twitter (encore lui) comme un flux rss, alors que ce flux est beaucoup plus approprié pour tenir ses lecteurs informés de la mise à jour de son blog (oui, cette phrase est mal tournée mais je le revendique) ?

Au-delà des effets de mode, peut-être serait-il utile parfois de résister, d’oser aller contre le courant afin de rester soi-même ?

Commentaires

Commentaire de DK
Le 14 mai 2009 à 9 h 05 min

Tout d’abord, ravie de te retrouver sous forme de blog (oui, je sais, celle-là aussi de phrase est mal tournée, mais je suis sûre que tu comprendras !).

Ensuite, je pense que tu soulèves un point important en parlant de réfléchir autour de Facebook ou Twitter. Si je fais tant de résistance à ce type de communication, c’est que j’ai l’impression que la plupart du temps elle tue la réflexion plutôt que de la provoquer. On est dans l’immédiateté et la réaction à chaud, le dernier message effaçant le précédent.

Bref, on est dans de la communication kleenex – chacun fait comme il l’entend, mais perso, ce n’est pas ce type d’échanges que j’ai envie de privilégier :-)

Commentaire de Marie Guyot
Le 15 mai 2009 à 12 h 29 min

Communication kleenex, je suis d’accord avec toi pour tous les aspects nombrilistes de la chose : je raconte sur Twitter que je ne suis pas en grande forme, mais après tout, ça n’intéresse pas grand monde.

Mais ce type d’outil a aussi bien d’autres usages, et donc bien des avantages par ailleurs (passons sur les usages commerciaux). Certains s’en servent pour partager des informations qui ne les concernent pas directement par exemple. D’autres comme outil de veille.

Et puisque c’est ta branche, ça t’amusera sans doute de savoir qu’il existe des cadavres exquis sur Twitter :-)

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