Avez-vous déjà eu l’impression de vous être trompé d’époque, de ne pas être monté dans le bon train ? Je pensais à ça l’autre jour en regardant les rotatives s’activer à la fin de Jeux de pouvoir de Kevin Macdonald. J’aurais bien voulu travailler dans un quotidien, à l’époque où la presse écrite existait encore. D’ailleurs, je n’en ai jamais vu en vrai, des rotatives. Ça doit faire un bruit terrible, mais je crois bien que je pourrais rester devant des heures…
Mais revenons à nos moutons. Comment ne pas penser aux Hommes du Président en regardant Jeux de pouvoir, notamment lorsque l’on découvre que certains des protagonistes ont un bureau dans l’immeuble du Watergate ? Bien sûr, Carl Bernstein et Bob Woodward, c’était quand même autre chose. Mais, alors que le film d’Alan Pakula raconte comment ces deux journalistes ont réussi à mettre à terre un gouvernement, Jeux de pouvoir a le mérite de savoir rester à sa place en se « contentant » de démettre un sénateur. De la même façon, Rachel McAdams et Russell Crowe ne sont pas Dustin Hoffman et Robert Redford, mais leur jeu, ainsi que celui des personnages qui les entourent (Harry Lennix, Jeff Daniels, Helen Mirren, Ben Affleck), n’a pas grand chose à leur envier.

Ajoutez à cela une bande annonce plutôt ingénieuse qui, finalement, ne dit rien du film lui-même, et Jeux de pouvoir devient une belle surprise à côté de laquelle il serait dommage de passer.
5 juillet 2009 at 18 h 20 min
Et si pour l’été on sortait un numéro hors série de Culturofil, imprimé sur rotative à manivelle ? Hm ?
9 juillet 2009 at 12 h 44 min
Ne me tente pas, j’ai déjà des idées pour la maquette et les sujets