Community management, partie 3 : e-réputation & stratégie
Suite et fin (oui, bon…) de mes réflexions sur le community management, commencées dans un article sur les commentaires et dans un autre sur les réseaux sociaux.
S’il est évident pour la plupart d’entre nous que celui qui prend la parole au nom de son entreprise engage l’image de cette entreprise, de cette marque, puisqu’il la représente auprès de la communauté qu’il anime1, le fait que le community management nécessite un investissement certain en temps et en compétences pour être fructueux, n’est malheureusement pas encore une évidence pour tout le monde. Récemment encore par exemple, une production de théâtre a fait sur Culturofil tout ce qu’il ne fallait pas faire pour améliorer sa réputation en ligne (cela fera d’ailleurs sans doute ici l’objet d’un prochain billet)2.
Animer une communauté c’est être à l’écoute de ses membres, répondre à leurs attentes et les impliquer dans la vie de son entreprise. Par exemple à Culturofil, lorsque nous organisons des jeux-concours, nous glissons un petit mot pour féliciter nos gagnants dans l’enveloppe contenant leurs cadeaux. Plus important surtout, cette action fait partie d’un ensemble de choix visant à nous rapprocher encore un peu plus de nos lecteurs : par ces attentions particulières nous passons du statut d’expéditeur anonyme à celui de magazine en ligne sympa où il fait bon retourner. C’est une démarche qui correspond à l’identité de marque dans laquelle nous nous reconnaissons.
Gérer une communauté c’est par conséquent participer à la construction de sa e-réputation. Cela ne peut donc pas se faire en ermite, cela doit au contraire s’inscrire dans la stratégie de communication web de l’entreprise3.
Ce qui compte ce n’est pas d’être présent partout, mais d’être présent là où notre communauté est présente, là où nos lecteurs (dans le cas de Culturofil, les clients dans le cas d’une entreprise) se trouvent très probablement4.
Avant d’ouvrir un compte Twitter, un compte Facebook, un blog ou un site corporate, il faut définir ses besoins, ainsi que les buts que l’on souhaite atteindre. Croire que multiplier les points d’entrée augmentera votre visibilité c’est vous mettre le doigt dans l’Å“il : vous pourrez crier au loup dans le désert autant que vous le voudrez, personne ne viendra vous y sauver. Il ne s’agit pas de s’éparpiller sur le web, mais d’être présent là où cela sera utile à votre projet : tous ces supports ne sont pas des passages obligés ou des besoins. C’est dans l’autre sens que la question doit se poser : quelle est ma problématique, quel est mon besoin, quelle est la difficulté que je rencontre actuellement ou que j’anticipe ? Ces supports pourront alors, parmi d’autres dispositifs, être les solutions à un problème bien identifié en amont.
- Il est donc préférable que le community manager se reconnaisse dans les valeurs de son entreprise, dans ses produits, mais c’est un autre débat… [↩]
- Publier des commentaires élogieux en se faisant passer pour des spectateurs heureux [↩]
- Qui elle-même s’inscrit dans sa stratégie de communication globale [↩]
- Pour cela il est évidemment nécessaire d’avoir une vision claire de son propre positionnement, de sa propre identité de marque, et du profil de sa cible [↩]
Posté le 13 novembre 2009 dans E-Réputation / Community Management.
Tags: attention, Communication, Community management, e-reputation, gestion de communauté, identité de marque, réseaux sociaux, stratégie
Commentaires
Commentaire de Marie Guyot
Le 16 novembre 2009 à 18 h 08 min
Décidément j’aime beaucoup tes métaphores.
Si seulement les baudruches pouvaient se dégonfler plus rapidement parfois…
Commentaire de Stéphane Laurent
Le 17 novembre 2009 à 12 h 49 min
“Animer une communauté c’est être à l’écoute de ses membres, répondre à leurs attentes et les impliquer dans la vie de son entreprise.”
Voilà qui résume bien la mission première du community manager, la relation doit être qualitative et non rechercher le quantitatif à tout prix.
Commentaire de Marie Guyot
Le 18 novembre 2009 à 12 h 21 min
Tout à fait d’accord, c’est la qualité qui compte. C’est d’ailleurs pour ça qu’il faut aussi savoir être patient, car les relations durables se construisent sur le long terme.
Pingback de Mon Cinéma » e-Réputation & commentaires : mauvaises pratiques
Le 3 décembre 2009 à 16 h 55 min
[...] je le disais dans mon article sur le community management et la e-réputation, Culturofil a été le théâtre de ce qu’il ne faut absolument pas faire si l’on [...]







Commentaire de DK
Le 13 novembre 2009 à 18 h 28 min
Oui, oui et re-oui à ton dernier paragraphe, car trop souvent on voit fleurir des choses sur le web juste pour occuper le terrain : derrière la façade, le vide. Or on sait ce qu’il advient des baudruches : elles finissent toujours par se dégonfler.
J’attends avec impatience le billet inspiré par les pseudos commentaires élogieux, hé hé hé…