L’Imaginarium du Docteur Parnassus
Le problème quand les gens meurent, c’est qu’on attend d’eux que leur œuvre posthume soit la meilleure de toutes. Heath Ledger n’a pas échappé à la règle et, si sa prestation dans le dernier Batman, The Dark Knight, est d’ores et déjà passée à la postérité, ce ne sera sans doute pas le cas de son rôle dans l’Imaginarium du Docteur Parnassus.

Pas qu’il y fasse du mauvais travail non, mais plutôt parce que le film lui-même est un fiasco. Heath Ledger nous a quitté sans avoir eu le temps de tourner toutes ses scènes et, au lieu de les tourner de nouveau avec quelqu’un d’autre à sa place, Terry Gilliam a choisi de passer le relais à d’autres acteurs dans les scènes manquantes. Oui, bon, pourquoi pas. Mais du coup son Imaginarium est devenu une curiosité, au-delà de la question du jeu d’acteur de Heath Ledger, et notre attente s’est faite plus grande encore que pour The Dark Knight. Le choix de Terry Gilliam allait-il réellement lui permettre d’assurer la cohérence de son film, malgré la disparition de son acteur principal ?
C’est finalement ce défi qui donne tout son intérêt à l’Imaginarium du Docteur Parnassus, et malheureusement c’est aussi tout ce qu’il en restera. Car ni les personnages, ni le scénario n’arrivent à nous sortir de la torpeur dans laquelle les premières minutes ont réussi à nous plonger. On en arrive même à se demander ce que l’Imaginarium aurait donné sans Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell.
Posté le 19 novembre 2009 dans Culture.
Tags: Batman, Colin Farrell, film, Heath Ledger, Imaginarium du Docteur Parnassus, Johnny Depp, Jude Law, Terry Gilliam, The Dark Knight







Commentaire de Barbara
Le 29 décembre 2009 à 23 h 54 min
Oui Marie, je suis d’accord avec toi.Tout au long du film on attend d’être emmené dans cet imaginarium où il ne se passe finalement pas grand chose. Soporifique.
Pas de chance pour le dernier rôle de Heath Ledger.