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Ce matin je repensais à un de mes anciens managers qui disait : « un poste est ce que le salarié en fait ».

Quand on a un tant soit peu de conscience professionnelle, on veut à tout prix faire les choses correctement. Du coup on est tellement obsédé par l’idée de bien faire le travail qui nous est demandé, qu’on en oublie de penser à ce que l’on veut réellement. Pourquoi a-t-on accepté ce poste ? Qu’est-ce qui nous a fait venir dans cette entreprise ? Parfois c’est le salaire (de plus en plus rarement), parfois c’est parce que c’est la proposition la moins loin de chez soi (ahem…), parfois (et c’est le plus souhaitable) c’est parce que de beaux projets se profilent à l’horizon. Quelle que soit la raison, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : soi-même. Si on a fait un choix à une époque donnée, c’est parce qu’il nous correspondait. Si ce n’est plus le cas, il faut en être conscient afin d’être capable de choisir de nouveau.

Qu’est-ce que ce travail nous apporte (au-delà de payer le loyer) ? Qu’en tirons-nous au quotidien ? Qu’est-ce qu’il nous apprend ? Comment pourrons-nous le valoriser par la suite ? Vers quoi nous conduit-il ?
Autant de questions qu’il est nécessaire de se poser, et de se reposer sans cesse, pour ne pas se perdre de vue, pour ne pas oublier pourquoi on est là. Evidemment ces questions servent aussi à relativiser les situations difficiles, les humeurs des collègues, la hiérarchie qui marche parfois sur la tête, les dossiers qui n’avancent pas aussi vite qu’on le souhaiterait… Autant de remises en question qui n’empêchent pas de faire son travail, mais au contraire qui nous permettent de le faire mieux. Plus sereins, portés par l’envie et non par l’obligation, nous n’en sommes que plus productifs.

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Pour en revenir à la citation rapportée plus haut certes, en entreprise nous avons tous des objectifs à remplir. Un cap à garder, des comptes à rendre. Mais lorsqu’un dossier est freiné pour une raison ou pour une autre (la hiérarchie qui change subitement de stratégie, un prestataire aux abonnés absents, un financement refusé, autant de raisons indépendantes de notre volonté), il ne nous épanouit plus. Qu’est-ce qui nous empêche alors de nous concentrer sur un nouveau dossier ? Un projet qui nous permettra de nous réaliser, plutôt que de mettre toute notre énergie dans un projet pour lequel nous ne sommes pas décisionnaires et qui restera au point mort tant que d’autres n’auront pas agit ?

Bien sûr il ne s’agit pas d’abandonner dès qu’un projet se présente mal. Seulement d’accepter qu’on aura beau parfois y mettre toute l’énergie qu’on voudra, certaines décisions ne sont pas de notre ressort. Et que certaines personnes ne prennent parfois pas la décision qu’on souhaiterait qu’elles prennent. Plutôt que de se lamenter sur la mauvaise direction prise par quelqu’un d’autre, pourquoi ne pas continuer à avancer sur sa propre voie ?

Auteur : Marie Guyot

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